Pour l'alimentation sur de longues distances, j'ai arrêté de m'inquiéter et je mange normalement.

J'ai laissé tomber les boissons "énergisantes" du genre Gatorade.

Électrolytes en poudre j'ai utilisé un certain temps mais je me suis rendu compte qu'une bonne soupe poulet et nouilles faisait très bien l'affaire, surtout de nuit.

Lait au chocolat j'ai aussi arrêté ça.

J'essaye de plutôt manger pour le plaisir et à ma faim. Quand on devient très en forme, on peut être un peu plus indulgent et je pense que la dimension psychologique est autant importante que la physique dans une épreuve de longue distance. C'est pour ça que le menu fast food sur un ultra peut aussi inclure des cheese burgers et de la bière à mi-course (sur un 120km par exemple). Sur le PBP, il y a de la bière et du vin disponible pour les athlètes au points de contrôle.

Ils savent vivre les français. On devrait avoir un bistro à tous les arrêts ou feux de circulation ici d'ailleurs. Ça ferait du bien aux automobilistes et cyclistes de régler ça devant un Rotschild 1982 ou autre Beaujolais nouveau quelconque.

Ma dernière longue sortie date de 2015, un Montréal-Québec en 10:44:22, en 47 x 15, + 15 kg de stock (je partais pour une semaine en préparation d'un ultra-marathon que j'ai foiré finalement) et je pense que j'ai mangé vraiment pas grand chose en route parce que j'étais plus préoccupé d'arriver à temps pour la bière chez Stijn. (Une bière belge offerte par un belge est un excellent motivateur).

C'est vrai que j'étais au pic de ma forme et de mon entrainement avec l'ultra qui venait. Au Léger-Boucher, 4 jours plus tard, j'avais fait 17km à l'heure.