À l'eau,
J'ai édité et mis en ligne le gros des photos de mon dernier voyage:
Bas St-Laurent - Côte-Nord. Il manque des légendes et une poignée d'images mais j'en ai assez de de tamponner des ronds de poussière. Le capteur de ma caméra est assez sale merci.
Y'a un lien "Slideshow" dans le coin spérieur droit. Vous pouvez aussi cliquer sur l'image principale et passer d'une image à l'autre avec les flèches du clavier. Les flèches fonctionnent aussi dans la galerie. La taille de l'image s'ajuste à la taille du navigateur alors enlever vos barres d'outils et faites F11 pour la taille maximum.
1350km de Montréal à Havre-St-Pierre en passant par la rive sur entre Québec et Matane avec un petit aller-retour aux Escoumins. Je voulais me rendre au bout de la route mais un malentendu m'a retenu au Havre et je tenais plus à deux nuits sur l'île Quarry de l'archipel de Mingan qu'une photo du bout de la route. Une bonne raison pour y retourner!
Il a fait super beau. Une seule journée de pluie et quelques très rares ondées ici et là.
Ça a parti raide. Après 20 jours de travail de nuit en ligne, 12h par nuit, je suis parti vers 13h après mon dernier quart pour rouler 140km jusqu'à Louiseville. Y'avait 3 cyclotouristes au camping. J'en ai rencontré une trentaine au total, la majorité entre MTL et Rimouski. Deuxième journée: 180km pour me rendre chez mes parents à QC. 5km de moins que ma plus longue journée à vie. Je jasait avec avec mes parents le soir et j'ai eu un méchant coup de fatigue. J'ai failli perdre connaissance.
Ce fût plus relax par la suite. Environ 80km la 3e journée avec dodo à Montmagny où je me rend compte que la pompe du réchaud MSR ne fonctionne pas. Une pompe acheté au début du voyage de l'an dernier suite à un problème avec la pompe originale. Grrr! Par pur hasard, j'avais un réchaud à alcool fait maison... une
boîte de thon avec des trous. J'ai utilisé ce réchaud pour le reste du voyage.
J'ai délà roulé en voiture sur la côte sud mais c'est beaucoup plus intéressant à vélo! Surtout lorsque la Route Verte #1 quitte la route 132 pour une rue bordant le fleuve de près. Le vent d'ouest pousse fort. J'ai eu une journée de vent d'est et ça poussait fort, mais pas du bon bord.

J'ai passé deux nuits au parc du Bic et au momen de continuer mon chemin, le vent du sud-ouest avait repris de plus belle. Des vents de 40 km/h avec rafales à 60km. J'ai fait une dizaine de km avec une moyenne au-dessus de 40km/h. Moins l'fun, une automobiliste m'a dépassé pour me faire un crocher de droite. Elle ne devait pas se douter qu'un cycliste chargé puisse rouler à 45km/h sur le plat. C'était tellement agréable que l'idée d'abandonner la Côte-Nord et continuer jusqu'à Ste-Anne-des-Monts m'a traversé l'esprit.
Avant et pendant le voyage, j'hésitais entre traverser de Matane à Baie-Comeau pour faire les côtes ou en éviter un bonne partie en traversant vers Godbout. La décisions s'est prise facilement puisque le traversier vers Baie-Comeau était annulé à cause du vent.
Changement de paysage sur la Côte-Nord. Des côtes, pas d'accottement sauf à l'intérieur des courbes et/ou quelques côte, camions, épinettes, roches, lacs et tours d'Hydro.
Les côtes prennent fin à Baie Trinité oula route longe le fleuve de plus près. Y'a des kilomètres de plages. Les endroits pour le camping sauvage sont infinies. Si l'eau était chaude, la Côte-Nord serait une gigantesque station balnéaire.
Le trafic était un peu moins dense que prévu mais ça roule vite. Les cyclistes sont rares. C'est le pays du camion et du quad. Au premier dépanneur juste vant d'entrer à Sept-Îles, des jeunes font leur show-off en quad. Des moins jeunes me donne des directions vers la piste cyclable en ajoutant que je n'ai pas le droit de rouler sur la 138. Ich...
À Sept-îles, je décide de laisser tomber le camping sauvage sur une des îles continuer jusqu'à Moisie. J'aurais pas dû donc dû. Le lendemain, il pleut et je suis fatigué alors je prend un jour off... mais maudit y'a rien à faire! J'aurais dû rester en ville. Bof.
Le trafic diminue considérablement à l'est de Moisie. Le temps est gris et y'a quelques km de route en construction mais la journée passe sans que je m'en rende compte. Je campe dans une halte routière à l'est de Sheldrake. Le lendemain, je m'arrête au bureau du parc à Longue-Pointe et on me dit que je peux camper sur l'île Quarry le lendemain. Grâce au vent, j'arrive au Havre avant la fermeture de l'information touristique où se trouve les bateliers. Je ne suis pas encore débarqué du vélo qu'une fille sort en s'excusant. Pas de bateau le lendemain. Je devrai attendre un jour de plus. Le bon côté est que j'aurai le temps de faire l'épicerie et prendre ça relax, sauf que l'idée de me rendre au bout de la route tombe à l'eau.
La partie vélo est finie. Je passe deux nuits sur l'île Quarry. Il fait beau, j'ai l'île à moi seul la deuxième nuit. Les patates dans la braise couvertes de beurre à l'ail sont mmmmm. La vie est belle. Une dernière journée de farniente au Havre à attendre le Nordik Express. Comme toujours, le train est en retard à Rimouski. La pédale de droite est récalcitrante et je m'arrache la paume sur un plateau en l'enlevant. Ouch. La fin des vacances, ça fait mal.